Davide Balula

------------------------------------------------------------------- Vernissage vendredi 16 novembre 2007 à 18 heures Exposition jusqu’au 16 décembre 2007
du mercredi au samedi de 15 h à 19 h
Galerie SMP 31, rue consolat 13001 Marseille -------------------------------------------------------------------

White Hey Mister Wave !
Installation

Davide Balula articule son travail autour de dispositifs sonores et électroniques, visuels et plastiques, cherchant à modifier nos perceptions et à troubler nos repères entre le réel et la simulation. Le travail de Davide Balula repose aussi sur des expérimentations sonores où les sons d’appareils domestiques sont utilisés comme complément de ses chansons (sorties sur le label Active Suspension).

Pour cette exposition, Davide Balula détourne le logo d’une secte japonaise, Panawave Laboratory, aujourd’hui quasiment éteinte. Cette secte prétendait dans les années 90 que ce logo pouvait nous protéger des ondes électromagnétiques. Celles-ci allaient nous mener à la fin du monde très rapidement si nous n’adhérions pas aux idées du groupe. Pour se protéger, ses membres recouvraient tout de blanc : vêtements, visages, camions, bottes, sols, jusqu’à des quartiers entiers.

A la galerie SMP, Davide Balula laisse soupçonner que les membres de la secte recouvrent aussi les espaces d’exposition avec de la peinture blanche. Simplement, à la place du white cube, on retrouve cette fois la trace malsaine d’une peinture noire. A l’image du procédé de fabrication d’électricité qui utilise le maximum de différence de potentiel comme source d’énergie (+/-, chaud/froid, silence/bruit, lumière/obscurité ...), c’est dans une black box, un espace entièrement recouvert de peinture noire, que l’installation “White noise” agit comme contre point. Un liquide à la composition chimique constituée de notes ou de l’encre provenant de partitions, toutes les notes, toutes les fréquences en même temps dans le même espace évoque la saturation du bruit blanc. Jusqu’au fond de la galerie, un acouphène de synthèse vient prolonger l’inscription "Can’t remember the speed of the blast”. S’agirait-il de l’impact prolongé d’une explosion sonore ?

Davide Balula vit et travaille à Paris. Après des études à l’école des arts décoratifs de Strasbourg, il a finit sa formation à l’école nationale d’arts de Paris-Cergy. Il a commencé par exposer dans deux des plus dynamiques lieux indépendantes à Paris, Glassbox et La Vitrine, et ensuite au Plateau, au SKC (Belgrade), au Vooruit Art Center (Gent), Art in General (New York), Domaine de Chamarande, Mac/Val (Vitry-sur-Seine), Centre d’art Passerelle (Brest), Auditorium du Louvre, Galerie du Jour (Paris), W139 (Amsterdam), Fondation Cartier, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Espace Paul Ricard, Confort Moderne (Poitiers), Centre culturel Français (Milan). Il est représenté par la galerie Frank Elbaz.

www.davide.balula.free.fr
www.lappareil.com

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Montévidéo
3, impasse Montévidéo 13006 Marseille
Tarifs : 5 euros abonnés, 7 euros tarif réduit
et 9 euros plein tarif.
réservation : 04 91 62 46 30 ou 04 91 04 69 59 -------------------------------------------------------------------

Chanteur folk, songwriter, artiste conceptuel, expérimentateur expérimenté, DAVIDE BALULA est tout ça à la fois. Les digressions de sa guitare et des sons électroniques forment des textures où sa voix et ses mots viennent se mêler.

www.activesuspension.org

 

 

Ces dernières années, nous avons assisté à de nombreuses initiatives cherchant à intégrer le son dans le champ des arts plastiques. Sound art ou installation sonore, le son est devenu matériau à sculpter, à peindre, à installer. Il s’agit parfois d’engager différents modes d’interaction entre l’image et le son, envisagés comme matériaux plastiques, ou, symétriquement, entre musique et arts visuels. Les musiciens ont fait du laptop un instrument de musique au moment même où les compositeurs en faisaient un outil de synthèse, d’écriture et de spatialisation des sons. Passages et imprégnations réciproques, croisements et tentatives d’échanges, collaborations et hybridations subvertissent la clarté des catégories traditionnelles.

Les RIAM ont choisi cette année de mettre l’image en mode pause, pour consacrer leur programme à l’art sonore. Des labels défricheurs ont une place de choix dans la programmation, à l’exemple d’ Optical Sound, qui fête ses dix ans avec une soirée de concerts au Musée d’Art Contemporain, ou en parallèle, Davide Balula, artiste et responsable du label Active Suspension, qui exposera une nouvelle installation à la galerie SMP. Si son travail évoque le son sans le produire, nous invitons, dans le sens inverse, le plasticien Rainier Lericolais à passer de la galerie à la salle de concert.

Des nouvelles modalités de production et diffusion se sont ouvertes à la musique avec le réseau internet, à travers le flux en temps réel (le streaming), qui sera l’objet d’un workshop et d’un live avec laboîteblanche et Carl. Y, responsables du festival NOMUSIC. C’est aussi le cas des netradios qui seront au centre d’une table ronde organisée avec le ZINC/ECM, mettant en dialogue les responsables de radiowne.org (Thomas Lucas) ou silenceradio.org (Etienne Noiseau) et des radios hertziennes comme Grenouille qui développent leur dimension interactive. Le philosophe Bastien Gallet tissera un fil rouge entre l’hétérogénéité des pratiques musicales, réfléchissant à la façon dont les auditeurs de musique électronique ont inventé des mouvements de danse pour des musiques qui n’étaient pas forcément corporelles.

Plus qu’une accumulation d’événements, les RIAM s’attachent aux échanges produits par les artistes et cherchent en parallèle à rendre sensibles leurs connexions et affinités artistiques pour tisser entre eux un réseau de réflexion sans pour autant le figer dans une thématique univoque.