OPTICAL SOUND TEN YEARS

Soirée organisée en partenariat avec Le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Musée d’Art Contemporain de la Ville de Marseille.

------------------------------------------------------------------- Concerts vendredi 23 novembre à 20 heures
au MAC (Musée d’Art Contemporain Marseille)
69 avenue de Haïfa 13008 Marseille
Concerts gratuits,
réservation conseillée au 04 91 62 46 30
ou contact@riam.info Places limitées -------------------------------------------------------------------

Le label Optical Sound est né en 1997 suite à la rencontre entre Pierre Belouin, Rainier Lericolais et Olivier Huz. Cette plateforme d’édition cherche à diffuser des oeuvres sonores réalisées par des artistes plasticiens expérimentant le son ou, à l’inverse, des musiciens s’intéressant aux arts plastiques. Le nom Optical Sound fait une référence directe au cinéma, à la piste optique sonore, évoquant les images mentales générées par le son. “Il est possible que l’évolution musicale au siècle prochain soit de plus en plus décloisonnée. Si les majors toutes puissantes n’ont pas d’ici là pris le contrôle total d’internet, on peut espérer un développement positif du réseau indépendant et auto-produit. Et pourquoi pas songer à des mouvements musicaux de plus en plus précis et nombreux, rassemblant parfois des groupes d’afficionados très réduits...

Pierre Belouin continue à développer et mettre en valeur dans son travail d’éditeur et de plasticien les chemins croisés et parallèles entre musiques et arts plastiques, développant des modules d’écoute sonore basés sur l’aléatoire.

Les activités du label concernent des éditions (CD, vinyls, DVD, badges d’artistes Pin-Up Badges) et l’organisation d’évènements et expositions avec d’autres labels et des structures artistiques (Ososphère, Labomatic, Digital Baobab, Rhinoceros, Arcadi, City Sonics, La salle de bains, CRAC Alsace, Midi Festival, Tiramizu, FRAC PACA, FRAC ALSACE, Villa Arson,...).

www.optical-sound.com

Production : RIAM/FRAC/OPTICAL SOUND

5 Streams Band
THE GARCON
CLAIR OBSCUR
BLACK SIFICHI

 

 

Ces dernières années, nous avons assisté à de nombreuses initiatives cherchant à intégrer le son dans le champ des arts plastiques. Sound art ou installation sonore, le son est devenu matériau à sculpter, à peindre, à installer. Il s’agit parfois d’engager différents modes d’interaction entre l’image et le son, envisagés comme matériaux plastiques, ou, symétriquement, entre musique et arts visuels. Les musiciens ont fait du laptop un instrument de musique au moment même où les compositeurs en faisaient un outil de synthèse, d’écriture et de spatialisation des sons. Passages et imprégnations réciproques, croisements et tentatives d’échanges, collaborations et hybridations subvertissent la clarté des catégories traditionnelles.

Les RIAM ont choisi cette année de mettre l’image en mode pause, pour consacrer leur programme à l’art sonore. Des labels défricheurs ont une place de choix dans la programmation, à l’exemple d’ Optical Sound, qui fête ses dix ans avec une soirée de concerts au Musée d’Art Contemporain, ou en parallèle, Davide Balula, artiste et responsable du label Active Suspension, qui exposera une nouvelle installation à la galerie SMP. Si son travail évoque le son sans le produire, nous invitons, dans le sens inverse, le plasticien Rainier Lericolais à passer de la galerie à la salle de concert.

Des nouvelles modalités de production et diffusion se sont ouvertes à la musique avec le réseau internet, à travers le flux en temps réel (le streaming), qui sera l’objet d’un workshop et d’un live avec laboîteblanche et Carl. Y, responsables du festival NOMUSIC. C’est aussi le cas des netradios qui seront au centre d’une table ronde organisée avec le ZINC/ECM, mettant en dialogue les responsables de radiowne.org (Thomas Lucas) ou silenceradio.org (Etienne Noiseau) et des radios hertziennes comme Grenouille qui développent leur dimension interactive. Le philosophe Bastien Gallet tissera un fil rouge entre l’hétérogénéité des pratiques musicales, réfléchissant à la façon dont les auditeurs de musique électronique ont inventé des mouvements de danse pour des musiques qui n’étaient pas forcément corporelles.

Plus qu’une accumulation d’événements, les RIAM s’attachent aux échanges produits par les artistes et cherchent en parallèle à rendre sensibles leurs connexions et affinités artistiques pour tisser entre eux un réseau de réflexion sans pour autant le figer dans une thématique univoque.