|Cécile Babiole et Dominique Blais|
|Table ronde autour de John Cage|
|Skotlz_Kolgen|
|Miosine|
|Nicolas Maigret et Nicolas Montgermont|
|Olivier Quintyn|
|eRikm|
|Dj Sniff|
|Flux|
|W-J’S|
|DUBSTEP|

 

Cécile Babiole et Dominique Blais

---------------------------------------------------------------------------------------------- "DOOM", Résidence/Création.
Avec l’aide du CNC/DICREAM

vernissage le vendredi 1 février 2008 à 18 heures
Exposition du 2 février au 1 mars 2008 Horaires : du mardi au samedi de 14h à 19h
à la Galerie BUY-SELLF 101, rue consolat 13001 Marseille - tel : 04 91 50 81 22
www.buy-sellf.com ----------------------------------------------------------------------------------------------

“Doom” est une installation lumineuse et sonore qui prend la forme d’un sanctuaire composé d’une dizaine de reproductions de casques de motards, d’un polyèdre et de deux monolithes. L’ensemble des éléments est posé à même le sol. La scénographie évoque une célébration ou un rituel énigmatique en hommage à la culture death-metal née au début des année 70, revisitée à l’ère de l’électronique.

Les casques, sculptures coulées en faïence et émaillées en noir brillant, sont moulés à partir d’un véritable casque intégral. Ces sculptures évoquent par leur forme des têtes de mort. Des lampes sont dissimulés à l’intérieur pour constituer un dispositif d’éclairage interactif.

Les deux monolithes contiennent des hauts-parleurs, et le polyèdre, un caisson de basse. Ces trois volumes forment un système de diffusion sonore. Ils sont réalisés dans un matériau noir laqué. l’espace d’exposition, plongé dans l’obscurité, est repeint en noir mat pour permettre aux différents éléments de se détacher des murs et du sol.

La partie sonore est constituée d’une sélection musicale de morceaux appartenant à la catégorie death-metal, et plus particulièrement à sa filiation doom-metal, musique très lente et répétitive, dont l’appelation donne son titre au projet. Ces morceaux sont diffusés à un tempo ralenti : la vitesse est calculée d’après la proportion dorée (1,61803399) pour créer l’impression d’un temps distendu, presque en suspend.

L’intensité lumineuse émise depuis les casques est synchronisée avec le son, et génère une multitude d’ombres et d’éclats de lumières sur les volumes et l’environnement alentour.

Doom s’inscrit dans la tradition des vanités et de la peinture ésotérique dont l’installation reprend les références à la géometrie et aux mathématiques. Le polyèdre est issu de la célèbre gravure de Dürer “Melancolia”. La technique de fabrication des casques en céramique leur retire toute fonction de protection et les transforme en objets fragiles et mortifères. Le nombre d’or, utilisé depuis la plus haute antiquité pour déterminer des proportions spatiales harmonieuses, est ici déplacé dans le domaine temporel pour ralentir la cadence de la musique.

Cécile Babiole
Après s’être consacrée à la réalisation vidéo et l’animation en images de synthèse, Cécile Babiole s’est orientée vers la création d’environnements dynamiques privilégiant les manipulations en temps réel de l’image et du son et leurs interactions. Son travail a été distingué par de nombreux prix : Imagina, Images du Futur, Ars Electronica, Festival de l’Audiovisuel Muséographique, Festival de Locarno, prix de la SCAM, bourse Villa Médicis hors les murs, Festival Transmediale Berlin, Stuttgart FilmWinter and Expanded Media Festival ...

www.babiole.net

Dominique Blais
Né en 1974, installé à Paris, Dominique Blais poursuit un travail sur les perceptions sensorielles et physiques des spectateurs dans des installations sonores et lumineuses qui jouent sur les combinaisons entre visible / invisible, audible / inaudible. Dans des œuvres comme “Two Circles” (2005, galerie SMP Marseille) ou “Deaf Room”(2005, Glassbox Paris), il invite à la contemplation en brouillant les frontières des sens. Dans d’autres, il s’empare de la tautologie comme d’une figure rhétorique propre à créer le trouble chez le spectateur “X-Ray [Néons]”(2005), photo de néons de caisson lumineux sur un caisson lumineux ;“Delay(ed)”(2005), un micro qui enregistre son propre bruit. Quelques œuvres à part comme “Psycho 3”,une hybridation de Psycho et de son remake par Gus Van Sant, ou comme “Marclay’s Bike”, la version cycliste d’une œuvre de l’artiste suisse, confirme une démarche artistique cohérente et juste, sachant convoquer intelligemment différents médias, à la frontière entre arts plastiques et création sonore. Il pratique par ailleurs la collaboration avec d’autres artistes pour la réalisation d’œuvres (Cécile Babiole, Loris Gréaud, Sylvain Rousseau, etc...), ou dans une approche curatoriale, pour l’organisation d’expositions (Confluences,Glassbox...).

www.dominiqueblais.tk