Technè association present
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RIAM 06

VENDREDI 13 FEVRIER 2009


Espace critique (France)
Pour un nouvel espace public des medias
Dispositif multi-media

Présentation publique unique à 17 heures.
A la Galerie SMP
31, rue consolat 13001 Marseille tel : 04 91 64 74 46 - www.s-m-p.org

Co-Production :RIAM/ Alphabetville

Par les problématiques soulevées par les nouvelles formes de l’art et l’utilisation des techniques et technologies, la question des rapports entre langages et médias est devenue prépondérante et récurrente dans les recherches et activités développées par Alphabetville. Hétérogénéité des langages, hybridation des formes de discours, appareillage multimédiatique, multiplicité et accumulation des médias, mixité culturelle et artistique, indétermination et dispositifs ouverts, sont envisagés comme des enjeux esthétiques et politiques dans les formes de l’art et de la culture actuelle. La prise en compte de ces différents supports et des différents registres des moyens de communication et des formes d’expression l’amène aujourd’hui à proposer un dispositif multimédia, mixant cette multitude de langages et de techniques, et faisant intervenir ensemble auteurs, artistes et théoriciens. A travers le projet « L’espace critique », Alphabetville souhaite proposer des expérimentations artistiques et techniques établissant de nouveaux liens entre les formes et niveaux de discours, et les dispositifs et usages des technologies et des médias.

La notion d’espace public, empruntée au philosophe Jurgen Habermas dans son ouvrage du même nom est interrogée dans le cadre d’une nouvelle espèce d’espace public médiatique : l’espace public est le lieu de la constitution de l’opinion publique. L’espace public a une fonction critique, et chaque société et chaque période se doit d’inventer des formes propres à préserver cette situation sociale. L’espace public s’oppose à l’acclamation du pouvoir, quel qu’il soit (politique, économique…) et à la consommation passive de sa publicité (dans le sens de sa mise en public). Le dispositif pour « l’espace critique » tien de celle-ci, adaptée à notre situation contemporaine. Il tentera de l’être par le fond comme par les formes développées. Et se constituera en opposition à une « société du spectacle » dans laquelle nous entraîne trop souvent les industries culturelles et une société de l’information à sens unique. Polysémie, multitude, et diversité culturelle seront au programme de « l’espace critique ».
Après une première phase de recherche en décembre 2008, « L’espace critique » sera pour la première fois présentée publiquement dans le cadre du festival RIAM et de ses « Vision(s) ».


Intervenants : Marine Quiniou, conceptrice multimédia et musicienne ; Sophie Gosselin, philosophe-artiste ; David gé Bartoli, artiste et philosophe ; Julien Ottavi, médiactiviste, artiste-chercheur, musicien et performeur ; Jenny Pickett, artiste mix-media ; Colette Tron, auteur, critique, directrice artistique ; Venzha Christ, musicien performer.


Marine Quiniou
Conceptrice multimédia depuis 2001, Marine Quiniou a eu l’occasion de mener de nombreux projets d’édition web (Documents d’artistes, Radio Grenouille, La Friche la Belle de mai, Cosmos Kolej, Compagnie Ex-nihilo, Skappa ! …) et de piloter des workshops auprès de divers publics dans le cadre de missions avec ZINC-ECM et le réseau Animanet (notamment pendant les Biennales des Jeunes créateurs d’Athènes et de Naples et à la Bibliothéca Alexandrina).Marine Quiniou travaille également à des projets musicaux intégrant le traitement de données numériques en temps réel (son et vidéo), la composition en temps réel, la nouvelle lutherie et les dispositifs de diffusion sonore. En juillet 2007, elle a créé avec deux collaborateurs (Delphine Rochette et Mehdi Bencheikh) l’association Silex - Taille numérique, dédiée aux échanges, à l’exploration et aux expérimentations dans le champ des nouvelles technologies.

www.kkkk.over-blog.org/article-19859735-6.html

David gé Bartoli
Artiste et philosophe développant des dispositifs expérimentaux dans sa production philosophique, artistique et littéraire. son travail l’amène à intervenir dans différents espaces publics et contextes de publication : conférences, colloques, rencontres, festivals, publications universitaires, revues, journaux. il est chargé de cours à l’université de Nantes (départements Lea et médiation Culturelle) et membre du centre de recherche sur les Conflits d’interprétation (CerCi). Il participe à divers projets artistiques et culturels associatifs : président de l’espace de création et d’expérimentation théâtrale « Le Lieu » à tours (2001-2004), membre d’ecos et participant aux rencontres internationales d’eco-création (2006-2007), rédacteur dans la revue internationale d’art et de critique Laura (depuis 2006). en 2006, il a créé, en collaboration avec sophie Gosselin, l’espace d’expérimentation du langage et d’invention d’imaginaires collectifs uGGuG.

www.uggug.info

Julien Ottavi
Médiactiviste, artiste-chercheur, musicien et performeur, dés-articulateur de langages. membre fondateur d’APO 33 et activateur des labels noise mutation & Fibrr records. développe un travail de recherche et de création croisant art sonore, poésie sonore, dés-écriture, nouvelles technologies, bricolage de dispositifs électroniques et performance. actif dans le mouvement du libre, il a participé au développement de la distribution multimédia libre apodio qu’il utilise dans toutes ses créations, processus et ateliers. il organise de nombreux événements allant de rencontres entre chercheurs, artistes et activistes, des festivals d’art sonore ou de création multimédia, de performance, à des ateliers sur les logiciels libres et la réappropriation des dispositifs technologiques. Au-delà des médias et des catégories, l’activation d’énergies, de concepts et de forces par l’expérience est une de ses manières de pratiquer la création dans ses réalités matérielles, sociales, sensorielles, sensibles et conceptuelles.

www.apo33.org

Sophie Gosselin
Philosophe-artiste développant diverses formes de production théorique, lors de conférences, colloques, rencontres, festivals ou dans le cadre de publications, revues, journaux. Chargée de cours à l’université de Nantes (départements infoCom et médiation Culturelle) et membre du centre de recherche sur les Conflits d’interprétation (CerCi). membre active d’aPo33, laboratoire artistique, technologique et théorique basé à Nantes, dans lequel elle met en place et coordonne des projets de recherche croisant art, science et technologie et organise des conférences et séminaires réunissant artistes, chercheurs, opérateurs culturels, activistes... elle a participé à la création du projet ecos et à l’organisation des rencontres internationales d’éco-création. en 2006 elle a créé, en collaboration avec david gé bartoli, l’espace d’expérimentation du langage et d’invention d’imaginaires collectifs uGGuG

www.uggug.info

Jenny Pickett
Jenny Pickett est artiste mix-média, développant une approche open source des médias, détournant les réseaux et la matière conceptuelle, sonore, visuelle, sociale et technique comme source de potentiel pour une transformation du réel. Elle est actuellement codirectrice de A10lab à Londres, espace d’expérimentation autour des nouveaux média et de l’art numérique. Jouant avec les états temporels du flux avec une attention vers la perception et l’expérience, son travail actuel propose aux publics et aux performeurs des interactions utilisant des relations machiniques qui modélisent des systèmes de feedback interchangeables et variables. En plus de sa pratique personnelle, J.Pickett est activement impliquée dans des projets collaboratifs, qu’elle considère comme une approche importante pour le développement d’espace de recherches et d’expérimentation collectifs.

Colette Tron
Etudes en communication et sciences du langage. Après une activité de journaliste culturel, elle s’attache aujourd’hui à un travail d’auteur, en utilisant différents supports de communication de la langue (radio, livre, théâtre, audiovisuel, multimédia...), et en questionnant leur fonction par des expériences de création spécifique à chacun d’entre eux. Elle collabore avec des artistes de différentes disciplines, en France et à l’étranger (Japon, Italie, Maroc, Russie). Elle participe à des festivals par des lectures de poésie, travaille avec des metteurs en scène pour le théâtre, écrit et interprète ses textes pour des créations sonores, est invitée dans des projets collectifs utilisant les technologies électroniques et numériques, et intervient dans des colloques thématiques autour des formes d’écritures liées aux NTIC. En fondant en 2000 l’association Alphabetville, elle crée un espace de réflexion autour des rapports entre langages et médias, et tente d’articuler pratique et théorie de l’art et de la culture par la confrontation d’artistes, de chercheurs et d’opérateurs culturels.

Venzha Christiawan
Fondateur et directeur artistique de HONF à Yogyakarta en Indonésie, Venzha Christiawan est compositeur et programmeur. Il réalise des performances sonores et visuelles en Asie comme en Europe. Il est impliqué dans des jurys internationaux sur les arts électroniques comme par exemple celui de ISEA (International Symposium of Electronic Arts). “The House of Natural Fiber” (HONF) est un laboratoire des arts des nouveaux médias et un lieu culturel qui initie et produit des projets artistiques, culturels, pédagogiques, à l’intersection de la culture, des arts, des sciences et des technologies.


Société Réaliste (France)
Over the counter
Installation

vernissage à 18 heures visible jusqu’au 8 mars 2009
A la galerie Buy-Sellf
101, rue consolat 13001 Marseille - tel : 04 91 50 81 22 - www.buy-sellf.com

Ouvert du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures.

Over The Counter (OTC) expérimente le thème proudhonien de la propriété par l’usage dans le domaine bancaire.

Société Réaliste a commencé par ouvrir un compte en son nom, dans l’une des plus grandes banques françaises. Sur internet, ils ont ensuite diffusé un appel à donation, indiquant le RIB et les coordonnées pour y avoir accès. L’objectif était celui de déplacer un compte bancaire, l’un des espaces habituellement les plus privés, dans l’espace public. Le collectif proposait ainsi d’expérimenter l’idée d’un compte ouvert, où chacun pouvait déposer et retirer de l’argent librement, selon l’adage ouvriériste "de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins". Quelques heures après avoir "publié" le projet, le site de gestion de comptes en ligne de la banque était assiégé par des centaines de requêtes de connexion, ce qui est considéré comme "aberrant" par le serveur, qui a immédiatement bloqué le compte. De nombreux utilisateurs ont tenté, comme cela leur était possible en accédant à la gestion en ligne, de changer le mot de passe d’accès pour "privatiser" cet espace. Si l’expérience a donc échoué presque immédiatement, le système de gestion bancaire était lui-même inadapté à une telle démarche.
Dans le contexte actuel de crise économique, cette exposition cherche à expérimenter une relation parasitaire au monde virtuel, en activant des notions de gratuité, de communauté et de valeur, explorant les limites entre espace privé et public. Ce projet a été réalisé dans le cadre du contre-projet de la revue Multitudes à Documenta 12, en 2007.

Société Réaliste est une coopérative parisienne fondée en 2004. Elle travaille par le design politique, l’économie expérimentale, l’ergonomie territoriale, le conseil en ingénierie sociale. Polytechnique, elle développe ses schémas de production par l’exposition, la publication, la conférence.

www.societerealiste.net


Nicolas Moulin en collaboration avec Philippe Cuxac (France)
Dividencke
Installation

vernissage à 19 heures visible jusqu’au 22 mars 2009
A la galerie RLBQ
41, rue du tapis vert 13001 Marseille - tel : 04 91 91 50 26 - www.rlbq.com

Ouvert du mercredi au samedi de 15 heures à 19 heures.

Une co-production RIAM - RLBQ

Dividencke est une installation immersive, qui prolonge une série de recherches développées par Nicolas Moulin consacrées à la résurgence des utopies spatiales. Sa réflexion s’éloigne radicalement de l’esthétique souvent employée à ce sujet, le "kitsch" pop de la fin du vingtième siècle qui mélangeait des documents de la conquête lunaire américaine et le design techno moderniste des années 70. « Il s’agit aujourd’hui, à notre époque où le post-modernisme prend fin et où le concept de "futur" est réhabilité, de définir un nouveau vocabulaire visuel pour évoquer ce paysage ». Le titre de l’exposition, Dividencke est construit à partir du terme "division d’encke" désignant une aire de séparation située dans l’anneau de saturne. À travers un dispositif composé de néons et d’une vidéo réalisée en collaboration avec Philippe Cuxac, il compose un environnement minimal et non chromique, à la fois abstrait et hyper réaliste, puisant dans les recherches formelles du constructivisme russe, du cinéma de Fritz Lang, du Bauhaus, de l’art minimal et des mangas japonais contemporains.

Nicolas Moulin parle des fictions du monde contemporain dont les repères s’accrochent à l’isolement sensoriel, la perte d’identité et le déplacement des signes dans un univers où la technologie est implicitement présente. À partir de banques d’images récoltées dans les médias ou les photothèques spécialisées, il emploie la photographie et la vidéo pour mieux confondre les frontières du réel et de la fiction. Il négocie la véracité associée aux images jusqu’à l’exclure, à travers des paysages vidés de la présence humaine où ne restent que des constructions (architectures urbaines, systèmes de transport, axes, carrefours...). Travaillant sur le principe du retrait et de la synthèse, il ôte tout descriptif décoratif pour aboutir à la construction de déserts. Au lieu de solliciter le spectateur par la séduction ou la fascination, Nicolas Moulin propose des univers sensoriels qui permettent aux visiteurs de se projeter et de réinventer sa perception du réel.

Nicolas Moulin, né en 1970, vit et travaille à Berlin. Il est représenté par la Galerie Chez Valentin (Paris).


www.galeriechezvalentin.com












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Le magazine indisciplinaire
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