Jessica Warboys

« Poldhu  »
Installation

Installation créer pour les RIAM 07.

Le travail de Jessica Warboys cherche à réactiver la possibilité d’un “rituel” contemporain, puisant dans les principes de la mise en scène théâtrale pour investir des références empruntées à des courants alternatifs ou souterrains de la modernité. L’artifice, le symbole et la mythologie constituent des outils critiques qui viennent perturber l’opposition communément acceptée entre le quotidien et la performance, ainsi qu’entre la rationalité et l’inconscient, la science et les facultés extra-sensorielles. Il y aurait là un parallèle entre les dispositifs d’enregistrement (le film, le vinyle) et le fonctionnement de la mémoire et du langage, dans leur capacité à produire des “fantômes”.

Ses performances inventent un vocabulaire pour les gestes et les objets, selon un approche qui considère les objets à la fois comme témoins et dépositaires de pulsions primitives. Dans ses films, sculptures et toiles, apparaît souvent la figure de la ritournelle, à travers la mise en scène de temporalités cycliques, potentiellement infinies, dont le houla hoop utilisé parfois dans ses installations peut être une forme symbolique. Ce motif peut aussi assumer une dimension presque psychédélique avec la méthode populaire de décoloration de tissus “tiedye”, mais aussi dans ses toiles photosensibles exposées au clair de lune, ou dans celles où les pigments sont abandonnés aux vagues. Plutôt qu’un effet nostalgique, il s’agit de réactiver une certaine forme de romantisme, dans l’envie de se connecter aux cycles de la nature, tout en mettant à distance l’autorité de l’artiste, qui se remet à l’observation de phénomènes chimiques déjà utilisés aux débuts de la photographie.

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