Jeudi 27 octobre 2016

Vidéochroniques – 1 place de Lorette 13002 Marseille www.videochroniques.org

Exposition du 28 octobre au 17 décembre 2016 – vernissage le 27 octobre de 16 h à 21 h

Une production: Vidéochroniques / RIAM

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NATHALIE BUJOLD (Que)

Ménage/Montage

Nathalie Bujold est une artiste québécoise. Née à Chandler (Gaspésie) en 1964, elle vit et travaille à Montréal. Très impliquée dans des projets collectifs, elle se joint au centre d’artistes l’Œil de poisson (Québec) dès sa fondation en 1985. En 1992, elle termine un baccalauréat à l’Université Laval et remporte le prix René-Richard. Au-delà de son inscription dans le paysage artistique québécois, ses expositions, résidences et participations à divers festivals ont largement contribué à la diffusion du travail, notamment en France, en Italie, en Colombie, au Liban, en Suisse, en Chine ou en Iran.
Initiée en 2002 à la faveur d’une résidence à CYPRES (Marseille), dans le cadre du programme « Les Inclassables », sa rencontre avec Vidéochroniques a donné lieu depuis cette date à une collaboration durable dont témoignent les nombreuses participations de l’artiste à des projets réalisés à Marseille et dans la région, pour la plupart conçus, proposés et/ou mis en œuvre par l’association (projections en salle, expositions collectives, conférences, résidences…). En 2008, à l’invitation d’Heure Exquise!, cet échange fructueux conduira à la présentation au palais des beaux-arts de Lille d’une programmation regroupant l’œuvre vidéo monobande de l’artiste, commissariée par Edouard Monnet. Il se traduit aujourd’hui sous la forme de « Ménage/Montage », première exposition personnelle consacrée par Vidéochroniques à Nathalie Bujold.

Outre son extraordinaire sens du détail, l’artiste prend un soin jaloux à bricoler des choses, produire des gestes, rendre compte d’évènements, ou s’intéresser à des sujets bien peu spectaculaires. Sa pratique, marquée par une grande diversité de supports et de formats (installation, sculpture, son, travaux relevant du dessin ou de la peinture, etc.), comprend depuis la fin des années 90 une œuvre vidéo extrêmement dense. L’étiquette générique que portent ses réalisations vidéo (Les Productions de l’Esprit Pratique) incarne les valeurs qu’elles véhiculent, nourries d’application et de modestie, et d’un esprit Do it Yourself. Pour autant qu’elle soit succincte, l’évocation de l’horizon artistique de Nathalie Bujold impose aussi de mentionner une connivence singulière avec le champ musical qui s’est considérablement épanouie ces dernières années, ce dont témoignent plusieurs collaborations fertiles (Quatuor Bozzini, Taylor Brook, Bernard Falaise, Michel Langevin, Gerard Leckey…) aux répercutions explicites dans les travaux récents de l’artiste.
Si ses emprunts à des formes traditionnelles, domestiques et « vulgaires » (au sens premier du terme), les « ouvrages de dames » par exemple, sont bien emblématiques du travail, ils sont toutefois confrontées – paradoxalement de prime abord – à des pratiques d’une toute autre actualité ou technicité, relevant notamment de moyens électroniques et numériques. Les va-et-vient et croisements qu’elle opère aujourd’hui étaient déjà manifestes dans son exposition « Pixels et petits points » réalisée au centre Clark en 2004, qui présentait diverses manières d’aborder l’image en mouvement sans nécessairement faire appel au film ou à la vidéo. Sa démarche, non seulement fondée sur des analogies, interroge plus encore aujourd’hui les caractéristiques possiblement communes aux objets mobilisés et aux procédés mis en œuvre. Il y est ainsi question de textures, de trames, d’entrelacs, d’échantillons, de séquences, de répétitions, de variations, de motifs.

 

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