Clair Obscur

Soirée organisée en partenariat avec Le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Musée d’Art Contemporain de la Ville de Marseille.

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au MAC (Musée d’Art Contemporain Marseille)
69 avenue de Haïfa 13008 Marseille
Concerts gratuits,
réservation conseillée au 04 91 62 46 30

ou contact@riam.info Places limitées
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CLAIR OBSCUR

Christophe Demarthe, Nicolas Demarthe.
credit photo : Gilles Berquet

CLAIR OBSCUR est fondé en 1981 par Thierry Damerval (basse), Christophe Demarthe (chant) et Nicolas Demarthe (guitare). Plus qu’une recherche mélodique, leur travail s’oriente vers l’atmosphère que peut créer une musique.

La démarche musicale du groupe est immédiatement accueillie avec enthousiasme par le public et par les radios libres nouvellement nées qui sont friandes d’expériences neuves. C’est ainsi qu’en 1982, le magazine Actuel les invite au Cirque d’Hiver de Paris. Deux performers sont intégrés au groupe : Actuel parle de “jeunes barbares cultivés” et de “rock Artaud“. La même année sort la première cassette du groupe. Rééditée depuis sur vinyle puis sur CD, elle a été vendue à plusieurs milliers d’exemplaires.

En 1983, Clair Obscur est invité à se produire à l’Ecole des Beaux Arts de Paris ainsi qu’au Palace en première partie de Killing Joke. La scène est encombrée de meubles et d’objets domestiques : entre batterie et amplis, un couple vit sa vie de tous les jours. Santa Maria, le premier 45 tours, sort cette même année.

En mars 2004, à l’occasion d’une soirée hommage à Jacques Perdereau, pilier de l’émission Epsilonia sur Radio Libertaire, Clair Obscur renaît de ses cendres pour un court concert au Studio Campus à Paris. Christophe et Nicolas seuls en scène pour trois titres, retour à la source, La Cassette Noire. La résurrection se confirme en novembre 2004 avec trois concerts (festival Heaven’s Gate à Strasbourg, le Kab de l’Usine à Genève, festival Emo Son à Bourges) et une nouvelle réédition des albums majeurs In Out et Play.

www.clairobscur.net

 

 

Ces dernières années, nous avons assisté à de nombreuses initiatives cherchant à intégrer le son dans le champ des arts plastiques. Sound art ou installation sonore, le son est devenu matériau à sculpter, à peindre, à installer. Il s’agit parfois d’engager différents modes d’interaction entre l’image et le son, envisagés comme matériaux plastiques, ou, symétriquement, entre musique et arts visuels. Les musiciens ont fait du laptop un instrument de musique au moment même où les compositeurs en faisaient un outil de synthèse, d’écriture et de spatialisation des sons. Passages et imprégnations réciproques, croisements et tentatives d’échanges, collaborations et hybridations subvertissent la clarté des catégories traditionnelles.

Les RIAM ont choisi cette année de mettre l’image en mode pause, pour consacrer leur programme à l’art sonore. Des labels défricheurs ont une place de choix dans la programmation, à l’exemple d’ Optical Sound, qui fête ses dix ans avec une soirée de concerts au Musée d’Art Contemporain, ou en parallèle, Davide Balula, artiste et responsable du label Active Suspension, qui exposera une nouvelle installation à la galerie SMP. Si son travail évoque le son sans le produire, nous invitons, dans le sens inverse, le plasticien Rainier Lericolais à passer de la galerie à la salle de concert.

Des nouvelles modalités de production et diffusion se sont ouvertes à la musique avec le réseau internet, à travers le flux en temps réel (le streaming), qui sera l’objet d’un workshop et d’un live avec laboîteblanche et Carl. Y, responsables du festival NOMUSIC. C’est aussi le cas des netradios qui seront au centre d’une table ronde organisée avec le ZINC/ECM, mettant en dialogue les responsables de radiowne.org (Thomas Lucas) ou silenceradio.org (Etienne Noiseau) et des radios hertziennes comme Grenouille qui développent leur dimension interactive. Le philosophe Bastien Gallet tissera un fil rouge entre l’hétérogénéité des pratiques musicales, réfléchissant à la façon dont les auditeurs de musique électronique ont inventé des mouvements de danse pour des musiques qui n’étaient pas forcément corporelles.

Plus qu’une accumulation d’événements, les RIAM s’attachent aux échanges produits par les artistes et cherchent en parallèle à rendre sensibles leurs connexions et affinités artistiques pour tisser entre eux un réseau de réflexion sans pour autant le figer dans une thématique univoque.