5 Streams Band

Soirée organisée en partenariat avec Le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Musée d’Art Contemporain de la Ville de Marseille.

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au MAC (Musée d’Art Contemporain Marseille)
69 avenue de Haïfa 13008 Marseille
Concerts gratuits,
réservation conseillée au 04 91 62 46 30

ou contact@riam.info Places limitées
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5 Streams Band
Nicolas Lelièvre, Aka_Bondage et Norscq.

Depuis 2001, Norscq travaillent avec Ibrahim Quaraishi, metteur en scène US pakistanais de la Compagnie Faim de Siècle, composant la musique de nombreuses de ses performances. Après ‘Baburnama’ (2004), réalisé au Japon et en Inde, et qui a subi des pressions politiques, ils ont réalisé aux USA le spectacle ‘5 streams’ (2005). Ces deux spectacles utilisent des textes anciens des traditions islamiques et hindoues, issus des ruminations personnelles d’Ibrahim Quaraishi sur un monde à la fois déchiré par les conflits et rassemblé par des histoires et identités communes. Dans ‘5 streams’, des sons explosifs, des voix hypnotiques et une installation vidéo live offrent un voyage sensoriel au travers les croyances, les mythologies et les polarités culturelles de l’Asie du Sud moderne. Cette performance explore les philosophies, les visions artistiques et les histoires communes qui continuent à réunir les peuples de cette vaste région. A travers la distorsion du temps et des distances, ils tissent une narration non linéaire où les pratiques traditionnelles débordent sur les mythologies ‘pop’ d’aujourd’hui.

www.norscq.org

www.myspace.com/5streams

 

 

Ces dernières années, nous avons assisté à de nombreuses initiatives cherchant à intégrer le son dans le champ des arts plastiques. Sound art ou installation sonore, le son est devenu matériau à sculpter, à peindre, à installer. Il s’agit parfois d’engager différents modes d’interaction entre l’image et le son, envisagés comme matériaux plastiques, ou, symétriquement, entre musique et arts visuels. Les musiciens ont fait du laptop un instrument de musique au moment même où les compositeurs en faisaient un outil de synthèse, d’écriture et de spatialisation des sons. Passages et imprégnations réciproques, croisements et tentatives d’échanges, collaborations et hybridations subvertissent la clarté des catégories traditionnelles.

Les RIAM ont choisi cette année de mettre l’image en mode pause, pour consacrer leur programme à l’art sonore. Des labels défricheurs ont une place de choix dans la programmation, à l’exemple d’ Optical Sound, qui fête ses dix ans avec une soirée de concerts au Musée d’Art Contemporain, ou en parallèle, Davide Balula, artiste et responsable du label Active Suspension, qui exposera une nouvelle installation à la galerie SMP. Si son travail évoque le son sans le produire, nous invitons, dans le sens inverse, le plasticien Rainier Lericolais à passer de la galerie à la salle de concert.

Des nouvelles modalités de production et diffusion se sont ouvertes à la musique avec le réseau internet, à travers le flux en temps réel (le streaming), qui sera l’objet d’un workshop et d’un live avec laboîteblanche et Carl. Y, responsables du festival NOMUSIC. C’est aussi le cas des netradios qui seront au centre d’une table ronde organisée avec le ZINC/ECM, mettant en dialogue les responsables de radiowne.org (Thomas Lucas) ou silenceradio.org (Etienne Noiseau) et des radios hertziennes comme Grenouille qui développent leur dimension interactive. Le philosophe Bastien Gallet tissera un fil rouge entre l’hétérogénéité des pratiques musicales, réfléchissant à la façon dont les auditeurs de musique électronique ont inventé des mouvements de danse pour des musiques qui n’étaient pas forcément corporelles.

Plus qu’une accumulation d’événements, les RIAM s’attachent aux échanges produits par les artistes et cherchent en parallèle à rendre sensibles leurs connexions et affinités artistiques pour tisser entre eux un réseau de réflexion sans pour autant le figer dans une thématique univoque.