The Garçon

Soirée organisée en partenariat avec Le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Musée d’Art Contemporain de la Ville de Marseille.

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au MAC (Musée d’Art Contemporain Marseille)
69 avenue de Haïfa 13008 Marseille
Concerts gratuits,
réservation conseillée au 04 91 62 46 30

ou contact@riam.info Places limitées
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THE GARCON

Pascal Bonnard, Guillaume Laidain.

Habités par 20 années d’underground, les deux membres de The Garçon deviennent sur scène un objet sonore hors-circuit : baigné de plages electro et new wave, agité de soubresauts punk et garage. The garçon, groupe électro frenchy et coldwave - une grosse présence sur scène, deux garçons, l’un aux machines et chant : l’ambiguité des années 80, un peu Bashung mais pas trop, un peu Marc Almond mais pas trop, un peu pédé mais pas trop...L’autre met Alan Véga, The Fall, et Tom Verlaine dans sa guitare.

La musique de The Garçon est un mélange d’électro, de rock, et d’une texture personnelle résolument tournée vers les arts plastiques et les musiques nouvelles. Pierre Belouin leur propose alors de fouler la scène de l’OPA (Paris) et de rencontrer Norscq (producteur des deux premiers albums de Colder) pour élaborer un projet d’enregistrement. Côté scène, The Garçon prépare une tournée de promo pour la sortie de son nouvel Album en automne 2007.

http://www.myspace.com/electroego33

 

 

Ces dernières années, nous avons assisté à de nombreuses initiatives cherchant à intégrer le son dans le champ des arts plastiques. Sound art ou installation sonore, le son est devenu matériau à sculpter, à peindre, à installer. Il s’agit parfois d’engager différents modes d’interaction entre l’image et le son, envisagés comme matériaux plastiques, ou, symétriquement, entre musique et arts visuels. Les musiciens ont fait du laptop un instrument de musique au moment même où les compositeurs en faisaient un outil de synthèse, d’écriture et de spatialisation des sons. Passages et imprégnations réciproques, croisements et tentatives d’échanges, collaborations et hybridations subvertissent la clarté des catégories traditionnelles.

Les RIAM ont choisi cette année de mettre l’image en mode pause, pour consacrer leur programme à l’art sonore. Des labels défricheurs ont une place de choix dans la programmation, à l’exemple d’ Optical Sound, qui fête ses dix ans avec une soirée de concerts au Musée d’Art Contemporain, ou en parallèle, Davide Balula, artiste et responsable du label Active Suspension, qui exposera une nouvelle installation à la galerie SMP. Si son travail évoque le son sans le produire, nous invitons, dans le sens inverse, le plasticien Rainier Lericolais à passer de la galerie à la salle de concert.

Des nouvelles modalités de production et diffusion se sont ouvertes à la musique avec le réseau internet, à travers le flux en temps réel (le streaming), qui sera l’objet d’un workshop et d’un live avec laboîteblanche et Carl. Y, responsables du festival NOMUSIC. C’est aussi le cas des netradios qui seront au centre d’une table ronde organisée avec le ZINC/ECM, mettant en dialogue les responsables de radiowne.org (Thomas Lucas) ou silenceradio.org (Etienne Noiseau) et des radios hertziennes comme Grenouille qui développent leur dimension interactive. Le philosophe Bastien Gallet tissera un fil rouge entre l’hétérogénéité des pratiques musicales, réfléchissant à la façon dont les auditeurs de musique électronique ont inventé des mouvements de danse pour des musiques qui n’étaient pas forcément corporelles.

Plus qu’une accumulation d’événements, les RIAM s’attachent aux échanges produits par les artistes et cherchent en parallèle à rendre sensibles leurs connexions et affinités artistiques pour tisser entre eux un réseau de réflexion sans pour autant le figer dans une thématique univoque.